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Birmanie: l'émissaire de l'ONU n'a pas pu rencontrer Aung San Suu KyiL'émissaire de l'ONU a quitté vendredi la Birmanie sans avoir pu rencontrer l'opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, s'étant vu opposer un refus par la junte militaire au pouvoir. Lire la suite l'article Articles liés Tomas Ojea Quintana avait déclaré qu'il ferait pression sur le gouvernement pour rencontrer la militante pro-démocratie aujourd'hui assignée à résidence, après s'être déjà vu refuser une telle rencontre à deux reprises deux fois par le passé. "Je suis déçu de n'avoir pu cette fois encore la rencontrer, en cette année cruciale, l'année de l'élection, les premières élections nationales depuis 20 ans", a-t-il déclaré à la presse. Il a précisé qu'aucune raison n'avait été avancée par la junte pour motiver ce refus. M. Quintana était arrivé lundi pour une visite de cinq jours visant à évaluer les avancées réalisées en matière de droits de l'homme par ce pays d'Asie du sud-est. Vendredi, il s'est rendu dans la capitale administrative Naypyidaw pour une série de réunions avec des ministres du gouvernement et d'autres haut responsables. A son retour à Rangoon, il a confié aux journalistes que les responsables rencontrés ne semblaient pas réceptifs à ses préoccupations. Le gouvernement s'est refusé à reconnaître qu'il détenait des "prisonniers de conscience", alors que l'ONU et les organisations des droits de l'homme estiment à 2.100 le nombre de prisonniers politiques en Birmanie. L'émissaire a par ailleurs annoncé qu'aucune date ne lui avait été communiquée pour la tenue des prochaines élections générales ni même pour la promulgation d'un code électoral. Jeudi, M. Quintana a rencontré un autre responsable de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d'Aung San Suu Kyi. Tin Oo, le vice-président de la LND, qui vient d'être libéré après sept années de détention, a exhorté l'émissaire "à demander la libération la plus rapide possible (d'Aung San Suu Kyi) et d'autres prisonniers politiques". L'émissaire a également rencontré les avocats de l'opposante et visité des prisons dans l'Etat de Rakhine (nord-ouest) et à Rangoon où il a pu entretenu avec plusieurs détenus. Il devrait présenter les conclusions de sa visite au Conseil des droits de l'homme des Nations unies en mars. Aung San Suu Kyi, âgée de 64 ans, avait été condamnée en août dernier à trois ans de réclusion et de travaux forcés, peine immédiatement commuée en une prolongation de 18 mois de sa résidence surveillée et confirmée en appel, ce qui l'exclut de facto des élections prévues cette année. Elle a passé 14 des 20 dernières années en prison. Son parti avait remporté les élections organisées en 1990 mais la junte militaire au pouvoir en Birmanie depuis 1962, a refusé de céder le pouvoir et a depuis constamment entravé les activités de la LND. AP 2010-02-19 23:53:44.423 |
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